A l’occasion du 60è anniversaire de la première classe de découvertes agréée par le Ministère de l’Education nationale et alors que celles-ci sont moins nombreuses d’années en années, l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) a présenté dans le cadre de cette rencontre un outil d’information destiné aux enseignants et parents d’élèves, réalisé en partenariat avec le Syndicat National des Moniteurs de Ski Français : le documentaire « Partir en classe de neige ».
Pour nourrir les débats, l’ANMSM avait mandaté l’Institut OpinionWay pour une enquête auprès de plus de 1 000 parents d’enfants scolarisés, afin de connaître leurs opinions et leurs perceptions de ces classes de découvertes.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 9 parents sur 10 plébiscitent les classes de découvertes pour leurs enfants, qu’ils estiment être une expérience utile et enrichissante sur le plan pédagogique et personnel. 91 % des parents interrogés, toutes catégories socio-professionnelles confondues, souhaitent que leur enfant puisse, au cours de sa scolarité, participer à une classe de découvertes. C’est «l’occasion pour les enfants de faire l’apprentissage du vivre ensemble », de faire « le plein de découvertes et de nouvelles expériences » (95 % des parents interrogés) sans oublier que c’est « un bon moyen de souder une classe et de rapprocher les enfants et leurs enseignants » (91 %).
La montagne, plus que le littoral et la campagne, apparait comme le territoire le plus adapté à une véritable aération selon les parents, tous niveaux scolaires et catégories socio-professionnelle confondus.
La classe de neige est effectivement pour 94 % des parents une occasion privilégiée de découvrir la montagne et d’apprendre à faire du ski (94 %) et une vraie respiration pour les enfants (93 %).
Pour près de 2/3 des parents interrogés, le prix des séjours (76%) et le manque d’aides financières (61%) sont les principaux freins à la mise en œuvre des classes découvertes. Viennent ensuite les arguments sur la crainte sur la sécurité des séjours (44 %), la séparation familiale ou encore la difficulté d’organisation (22 %).
« Depuis plus de deux ans, l’ANMSM conduit un certain nombre d’actions à travers notre groupe de travail présidé par Mme Sylviane Grosset-Janin, maire de Megève. Notre objectif est de faciliter l’accueil en toute sécurité des enseignants et de leurs élèves, en amont et pendant les séjours, pour que ces classes restent des moments exceptionnels du temps scolaire. Le Ministère de l’Education nationale détient les clefs d’une politique nationale en la matière » souligne Gilbert Blanc-Tailleur, Président de l’ANMSM et maire de Saint-Bon Courchevel.