Si les professionnels du secteur saluent cette initiative et que les voyageurs semblent intéressés par le concept, trop peu sautent le pas. Frédéric Sanchez, directeur commercial du Best Western Nîmotel explique : « 60 % de nos clients ne se rendent même pas compte de notre écolabel et 35 % l’aperçoivent une fois sur place. Seul 5 à 10 % viennent expressément pour cela. » Même constat chez Allibert Trekking : « Il y a beaucoup de passage, mais aucune demande sur le développement durable. » Pour certains, ce manque d’intérêt pour le tourisme durable reflète un problème de produits qui ne sont pas adaptés. « Passer 10 jours sans confort dans un village à l’autre bout du monde n’intéresse qu’une clientèle très restreinte. Il faut trouver un équilibre pour que le client ne fasse pas la confusion avec le tourisme humanitaire » tente d’expliquer Laurent Besson directeur de Vision du Monde. Bilan mitigé donc pour le tourisme durable, prochain rendez-vous, le 1er juin pour la journée mondiale pour un tourisme responsable ; affaire à suivre.