
|
|
La tâche s’annonce d’ores et déjà ardue pour la Suisse dans un contexte où les protocoles d’application de la convention sont rejetés les uns après les autres par peur de contraintes économiques trop importantes et face au peu de considération que les Etats signataires accordent à cette convention. En effet, la Conférence de Brdo n’a pas attiré la moitié des ministres de l’environnement des pays alpins, ces derniers ayant préféré envoyer leur secrétaire d’Etat ou leur ambassadeur pour les représenter. La Suisse, pour faire parler de ce traité international ratifié par l’Autriche, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Liechtenstein, Monaco, la Slovénie et la Suisse, a déjà prévu deux évènements forts pour marquer les esprits et attirer tous les regards vers elle. Une conférence internationale sur le développement durable en région de montagne se tiendra en octobre prochain à Lucerne et une semaine alpine sera organisée en septembre 2012 à Poschiavo, dans le canton des Grisons. La Suisse aura également à traiter de dossiers importants comme les discussions avec l’UE concernant la création d’une macrorégion Alpes ou encore donner un vrai visage à la Convention alpine, 20 ans après sa rédaction. Alors que le texte fête ses 20 ans cette année, il est plus que jamais à la croisée des chemins. Reste à la Suisse à le dépoussiérer et à l’intégrer dans la logique de développement durable voulue par l’Europe afin qu’il retrouve ses lettres de noblesse. |